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Curieux exercice que de prélever un échantillon des fûts pour que le monde entier puisse le goûter, le juger, puis l’acheter un an avant sa mise en bouteille. Une mise à nue totale d’une année de travail ou de “cuisine” dirait Stephen…

Finalement, à notre époque, une année parfaite ou une année compliquée donnera le millésime que ses propriétaires et directeurs techniques auront décidé.
Il devient presque insensé de généraliser une région entière à une année. L’exercice devient alors plus personnalisable aux propriétés, et c’est à ce moment que l’expérience devient plus intéressante.
Les techniques ont changé, les moyens aussi, et l’expérience passée est bien plus grande !
Trois précédents millésimes forts, 2018, 2019, 2020 ne pouvaient que faire de l’ombre à un 2021, une année plus compliquée, moins homogène? détrompez vous, ce serait sous-estimer le talent et le savoir faire des maestro de la vigne.
De belles surprises dans les dégustations, et une sélection Léopoldine validée.

Laurence Borcher

Pour la petite histoire: la pratique des ventes en primeurs à Bordeaux remonterait au XVIIIe siècle, lorsque le négoce bordelais se rendait dans les châteaux quelques mois avant les vendanges pour estimer et acheter la récolte sur pied – les négociants s’occupaient d’ailleurs généralement eux-mêmes de l’élevage et/ou la mise en bouteille des vins -. Le système des primeurs modernes, tel qu’on le connaît aujourd’hui – et qui comprend la fameuse semaine de dégustation en primeurs – a été mis en place au cours des années 1970. Il s’est institutionnalisé au début des années 1980, sous l’impulsion notable du baron Philippe de Rothschild qui organisa une dégustation de son millésime 1982 dès le mois d’avril, alors que son vin était encore en élevage, dégustation largement relayée dans la presse.

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